L’enfance, porte ouverte vers le Ciel

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Marie-Dauphine a perdu sa fille aînée, Anne-Gabrielle, des suites d’une maladie. Pétrie d’une foi et d’un amour immense pour le Seigneur, cette petite fille a fait preuve d’une grande confiance dans cette épreuve et d’un abandon total en son Père du Ciel, qui transparaissait dans sa pureté, son innocence et sa miséricorde pour son prochain. Sa maman nous livre son témoignage.

Épouse d’un officier de Marine et mère de 5 enfants, Marie-Dauphine a vécu durant 14 ans à Toulon où elle exerçait comme professeur de lettres classiques. Mus d’un grand désir de sainteté avec son mari, ils ont toujours eu comme projet de fonder un foyer chrétien. « On voulait que nos enfants aillent au Ciel ; on voulait les élever au sens noble du terme et leur donner le plus précieux », raconte-t-elle.

Alors que sa fille aînée n’est âgée que de 7 ans, les médecins diagnostiquent à cette dernière un grave cancer qui la conduira à traverser d’éprouvantes souffrances dans sa chair. « Anne-Gabrielle a été confrontée à des épreuves d’adultes. Mais il n’y a pas d’âge pour la Croix, tout comme il n’y a pas d’âge pour l’offrande ». Ainsi, aussi jeune eut-elle été, cette petite fille a su remettre sa Croix dans les mains du Seigneur. « Elle avait vraiment une relation personnelle avec Dieu et une très grande force à la fin de sa vie. Alors qu’elle ne se plaignait jamais, quand elle pensait être seule dans sa chambre, on l’entendait souvent dire : « Jésus, Jésus, j’ai mal partout ». La personne qu’elle appelait à l’aide quand elle avait très mal, c’était Jésus ! Je pense que les enfants ont une approche du sacré tellement pure et innocente, qu’il n’y a pas d’entrave à la magnificence et la bonté divines », nous confie Marie-Dauphine.

En plongeant dans le Cœur de Jésus, Anne-Gabrielle a puisé une générosité incommensurable, la poussant à offrir toutes ses souffrances, pour les âmes du Purgatoire et les pauvres pécheurs, puis pour le pape et les prêtres. Cette offrande, elle l’a faite avec tout le naturel et la simplicité d’un enfant, de telle sorte que lorsqu’un clerc lui a demandé : « Comment fais-tu pour offrir tes souffrances ? », elle a répondu : « C’est simple ! Je dis : « mon Dieu, je vous offre mes souffrances » ».

« Laissez les enfants venir à moi » (Mc 10, 14)

Pour Marie-Dauphine, sa fille a également tiré sa force des grâces propres à l’enfance. « Un enfant a confiance : il a confiance en la vie, en ses parents, etc. Quand il est avec eux, il sait que rien ne peut lui arriver, il n’a pas peur et accepte d’être dépendant. À l’hôpital, Anne-Gabrielle nous disait : « J’ai mon papa et ma maman, je suis heureuse. Je n’ai besoin de rien », se souvient-t-elle.

Quelques jours avant son retour vers le Père et pourtant consciente des grands risques qu’elle avait de mourir, cette petite fille assurait avec une confiance déconcertante qu’elle savait « que tout irait bien parce que le Bon Dieu ferait que tout aille bien ». Quand parfois ses parents venaient à s’alarmer, elle tentait de les rassurer : « Mais Maman, pourquoi vous inquiétez-vous ? Il suffit de demander au Bon Dieu ! ».

« Je t’ai appelé par ton nom » (Is 43, 1)

Dans ce rappel à Dieu de cette enfant si jeune, Marie-Dauphine y voit la main du Père. À l’écoute de l’Esprit-Saint, son mari et elle ont su se laisser guider par Lui dès la naissance d’Anne-Gabrielle, les poussant à inscrire cette phrase venue du Ciel sur l’image pieuse de baptême de leur aînée, « ecce ancilla domini » ; « je suis la servante du Seigneur », signant la mission qui lui était confiée de toute éternité. « Je ne me doutais pas qu’elle serait à ce point, et si tôt, la servante du Seigneur. (…) Je suis persuadée que l’on a chacun une mission sur Terre. Quand j’ai mis Anne-Gabrielle au monde, j’étais à mille lieues de me douter que 8 ans plus tard je vivrais un nouvel enfantement », nous partage-t-elle. Par ces inspirations divines, le Seigneur l’a pourtant peut-être aidée à s’y préparer…

Par sa courte et riche vie de foi et de confiance, Anne-Gabrielle a su mettre en lumière, comme sainte Thérèse, cette petite voie de l’enfance pour ses proches. « C’est notre enfant. On a essayé de lui montrer le chemin du Ciel et aujourd’hui c’est elle qui nous conduit. C’est magnifique ! », se réjouit sa Maman.

Comme sainte Thérèse et Anne-Gabrielle, apprenons à embrasser notre petitesse, cultivons notre cœur d’enfant, pur et transparent, pour nous jeter dans les bras de notre Père qui sont « un ascenseur vers le Ciel ». Le Christ, qui s’est fait lui-même petit enfant, ne saurait résister devant ses petits pour lesquels Il a demandé de les laisser venir à Lui.

Un procès de béatification et de canonisation pour la cause d’Anne-Gabrielle a été ouvert en septembre 2020 à Toulon.

écrit par Liloye Navarre

Publié le 02.01.2024.

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