Le courage des martyrs
De l’apôtre saint Pierre à saint Paul apôtre, de sainte Blandine de Lyon à saint Irénée, des six Bienheureux parisiens au Bienheureux Joël Anglès d’Auriac de Toulon, tous, en tant que martyrs, sont reconnus pour leur courage.
Les 50 martyrs de l’apostolat ont comme point commun la « témérité de l’amour », pour reprendre l’expression du père Bernard Ardura, président émérite du Comité pontifical pour les sciences historiques et postulateur de la cause des cinquante martyrs de l’apostolat. « Cela signifie que l’amour n’a pas peur de mourir, que le martyr fait preuve d’une forme excessive de courage », explique le père Lionel Dalle, vicaire général du diocèse de Fréjus-Toulon.
Les martyrs de l’apostolat dont on parle sont tous morts à des dates et lieux différents des quatre coins de la France. D’après les propos du père Ardura recueillis par le journal de l’Église catholique Paris Notre-Dame, parmi eux, on compte « une quinzaine de prêtres et de religieux, et surtout une grande majorité de laïcs, certains mariés et pères de famille, d’autres fiancés, tous très jeunes. Ces jeunes ont été capables de porter ce témoignage avec la perspective de la mort. Cela doit nous remuer intérieurement ; nous affermir aussi ; nous interroger : suis-je prêt à aller jusqu’au bout ? Comme ouvriers du Service du Travail Obligatoire (STO), [les martyrs de l’apostolat] avaient la possibilité de passer quelques jours en France. Ils sont repartis en Allemagne, volontairement. […] « Non, je n’abandonnerai jamais mes camarades ». C’est très important. Ces jeunes ont compris l’essentiel : pour vivre vraiment le premier commandement qui est l’amour de Dieu, il faut vivre le second, qui est l’amour du prochain », partage le père Bernard Ardura.
Cet amour se vit d’un cœur brûlant, celui des apôtres suivant le Christ, les premiers martyrs. Ceux qui nous ont précédés et donnent à suivre l’espérance d’un amour de toute éternité dans les pas de Jésus. À l’approche du temps de Carême qui commence le 18 février, le témoignage de vie de ces frères martyrs, interpelle sur ce que l’on donne au Seigneur au quotidien. Jusqu’où va-t-on pour le Père ? Dans la célèbre prière de Charles de Foucauld, on peut lire :
« Mon Père,
Je m’abandonne à toi,
fais de moi ce qu’il te plaira.
Quoi que tu fasses de moi,
je te remercie.
Je suis prêt à tout, j’accepte tout ».
Est-ce que l’on s’abandonne vraiment au Père en suivant Jésus, en Lui faisant entièrement confiance ? Cela reste un chemin, un combat spirituel aussi, un abandon total à son amour toujours bienveillant.
> Rencontrez le visage des 50 martyrs dont celui de Joël Anglès d’Auriac, scout varois, modèle pour les jeunes du Diocèse :
© Journal de l’Église catholique Paris Notre-Dame, N°2079 p20-21 / Photos © Photographe D.R. © Diocèse de Paris pour la composition graphique
> Découvrez le dossier Joël Anglès d’Auriac : frejustoulon.fr/joel-angles-dauriac
Publié le 17.02.2026.
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