Quelle société pour demain ?

« Pas nécessaire », « pas vraiment au bénéfice des enfants » et « comportant des risques réels d’avancer vers un statut parental et conjugal aux unions entre partenaires du même sexe ».

L’avant projet de loi relatif à l’autorité parentale et aux droits des tiers suscite beaucoup d’interrogations.

Ecoutez l’émission « Autour de l’évêque » avec Mgr Rey enregistrée vendredi 6 mars et retrouvez l’intégralité du communiqué du Conseil Permanent de la conférence des évêques de France publié le lundi 9 mars 2009.


Loi sur l’avortement, divorce, PACS, homo-parentalité… depuis 30 ans, force est de constater que les repères concernant la famille ont été mis à rude épreuve et que, par conséquent, beaucoup de choses ont changé.

« Autour de l’évêque » avec Mgr Dominique Rey va permettre de lire ou relire ces évolutions à la lumière des enseignements de l’Eglise.

Quel jugement général portez-vous sur les évolutions de la société et, en particulier, sur ces évolutions liées à la famille ?

« La société évolue… la loi doit évoluer ! » est-ce vrai pour tout, les évolutions sont-elles toujours des progrès ?

Lorsque l’on affirme comme Jean-François Copé « J’ai besoin d’un débat pour me faire un avis ». Alors que les Etats Généraux de la bioéthique, le grenelle de l’environnement permettent ou ont permis un débat sur des choix cruciaux pour l’avenir de notre humanité, pourquoi selon vous a-t-on tant de difficulté à affirmer que l’altérité sexuelle a été, est et doit rester l’un des fondements de notre société ?

Ecoutez l’émission « Autour de l’évêque » avec Mgr Rey

Si en cliquant l’émission ne démarre pas, utilisez le lecteur au bas de l’article.


Avant projet de loi relatif à l’autorité parentale et aux droits des tiers

Ce projet de loi n’est pas nécessaire. Les dispositions légales en vigueur permettent déjà des délégations de l’autorité parentale. La mise en œuvre de ces dispositions demande certes quelques formalités et quelques contrôles, mais c’est bien normal. On ne peut en effet simplement décréter que, dès lors que deux personnes se sont mises en ménage, chacune d’elles peut avoir l’autorité sur les enfants de l’autre pour des « actes importants » de leur vie.

Ce projet de loi n’est pas vraiment au bénéfice des enfants. Il cherche surtout à rendre la vie plus commode aux parents, ce qui n’est pas négligeable, sauf si le résultat est de compliquer encore la vie des enfants, qui sont malheureusement souvent pris comme otages dans les conflits conjugaux et les hostilités entre leurs parents eux-mêmes, ou entre leurs parents et leurs nouveaux ou leurs anciens conjoints. Donner un statut au tiers l’introduit dans l’exercice déjà délicat du partage de l’autorité parentale entre les parents séparés. Et si trois personnes ont une véritable autorité à l’égard de l’enfant, pourquoi pas quatre et plus, car il n’est pas garanti que la deuxième union des parents soit stable ? Légiférer sur toutes les situations qui découlent de l’instabilité de la cellule familiale provoquera des situations invivables.

Remplacer dans un texte de loi «père et mère» par « parents » est loin d’être anodin ! Il est particulièrement malvenu d’utiliser le détour de ce projet de loi, en brandissant l’argument du bien de l’enfant, pour introduire la possibilité d’étendre la responsabilité parentale au partenaire du même sexe que l’un des parents. L’étape suivante ne sera-t-elle pas d’autoriser l’adoption pour les personnes qui sont dans ces situations ? En effet, si une loi leur accorde une part de l’autorité de parents, d’aucuns ne verront pas pourquoi une autre loi ne pourrait pas définir qu’elles sont habilitées à adopter des enfants. Au détour d’un texte et sous couvert de la question de l’autorité des beaux parents, on donne un statut parental et conjugal aux unions entre partenaires du même sexe.

Il y a derrière tout cela deux vérités qu’il ne faut pas perdre de vue :
– La vie sociale est structurée par la relation homme-femme et non par la relation entre personnes du même sexe.

– L’épanouissement et la maturation d’un enfant suppose qu’il ait un père et une mère. Aucun élément scientifique et sérieux ne permet de dire qu’il n’y aurait aucun dommage à ce qu’un enfant soit élevé par deux hommes ou par deux femmes plutôt que par un homme et une femme. Une soi-disant enquête a été faite aux Etats-Unis auprès de personnes homosexuelles élevant des enfants avec leur partenaire, qui ont évidemment répondu que tout se passait bien.

Il faudrait au moins appliquer le principe de précaution !

Conseil permanent de la Conférence des évêques de France

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