La recherche sur l’embryon au mépris du droit

La Fondation Jérôme Lejeune lance un cri d’alarme face à la volonté de la nouvelle majorité de supprimer l’interdiction de principe de la recherche sur l’embryon. La commission des affaires sociales du Palais du Luxembourg doit en effet discuter ce mercredi 3 octobre de l’opportunité de remplacer la législation actuelle reposant sur un principe d’interdiction assorti de dérogations selon des conditions strictes, par un régime libéralisant la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires.


Par Pierre-Olivier Arduin, Commission Bioéthique de l’OSP

La Fondation Jérôme Lejeune lance un cri d’alarme face à la volonté de la nouvelle majorité de supprimer l’interdiction de principe de la recherche sur l’embryon. La commission des affaires sociales du Palais du Luxembourg doit en effet discuter ce mercredi 3 octobre de l’opportunité de remplacer la législation actuelle reposant sur un principe d’interdiction assorti de dérogations selon des conditions strictes, par un régime libéralisant la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires. Le texte qui sera discuté le 3 et examiné en séance publique le 15 au Sénat est la traduction d’une promesse du chef de l’Etat pendant la campagne présidentielle.

La Fondation Jérôme Lejeune dénonce un « bouleversement du droit français organisé autour de cet interdit fondateur : la loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humaine dès le commencement de sa vie » (art. 16 du Code civil) ». Alors que la logique scientifique considère aujourd’hui la vie humaine comme un processus continu depuis la fécondation, le raisonnement éthique et juridique peut légitimement revendiquer une protection de ce processus au nom du principe cardinal de dignité. La protection de la vie de l’embryon in vitro constitue dès lors un impératif légal qui s’impose à nos responsables politiques, en parfaite cohérence avec l’article 16 du code civil qui « garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie ». Sinon pourquoi le législateur aurait-il inscrit dans toutes les lois de bioéthique depuis 1994 le principe d’interdiction de la recherche sur l’embryon et en raison de quoi la précédente majorité l’aurait-elle reconduit pour la troisième fois dans la dernière loi du 7 juillet 2011 ?

Pour Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, nous nous trouvons devant un changement radical de paradigme où pour la première fois « le principe de protection de l’être humain va devenir une exception ».

Alors qu’il n’y a jamais eu aussi peu d’arguments scientifiques en faveur de la recherche sur l’embryon depuis les dernières découvertes sur les cellules souches induites iPS et les cellules souches adultes, pourquoi vouloir à tout prix remettre en cause un interdit essentiel du droit français et sacrifier ainsi l’éthique ? Au nom de quoi la gauche parlementaire s’arroge-t-elle le droit de défaire la loi de bioéthique à peine votée alors que le code de la santé publique ne prévoit sa révision que dans 7 ans ? Et quand bien même voudrait-elle anticiper cette échéance pour passer en force, la législation en vigueur requiert dorénavant l’organisation obligatoire d’Etats généraux avant toute modification portant sur un domaine relevant de la bioéthique, comme le souligne avec justesse la Fondation Jérôme Lejeune.

Autant de questions qui nous laissent penser que la volonté de la nouvelle majorité parlementaire relève d’une obstination idéologique irrationnelle et d’un mépris du droit qui flirte avec l’illégalité.

Catégories     Étiquettes 

PARTAGER CET ARTICLE

Suivez-nous

CATÉGORIES

ARTICLES RÉCENTS

ÉVÉNEMENTS À VENIR

Institut diocésain de formation pastorale Le 22 février 2024 à 09h00

Parcours sur deux ans « Comprends-tu vraiment ce que tu lis ? » (Ac 8, 30) Un parcours pour entrer dans la Bible de manière accompagnée, structurer sa foi avec la Parole de Dieu, acquérir des clés de lecture biblique et tirer du trésor des Écritures du miel pour sa vie spirituelle. Buts de cette […]

Dominicaines Notre-Dame de Clarté Le 22 février 2024 à 09h00

« Prêcher la beauté, c’est dire DIEU » Venez nous aider à embellir, pour le Seigneur, les jardins de Notre-Dame de Clarté Les prochaines dates – de l’année 2023 – sont : Jeudi 23 février Jeudi 16 mars Jeudi 13 avril Jeudi 11 mai Jeudi 8 juin … Merci pour votre disponibilité – Vos soeurs

Paroisse du Mourillon à Toulon Le 22 février 2024 à 09h15

Les cours ont lieu salle Jean Bart au 55 de la rue Jean Bart le mardi matin et le jeudi matin de 9h15 à 11h15. Reprise le mardi 19 septembre à 9h15. Pour tous renseignements, s’adresser à Caroline de Vaumas au 06 15 05 25 53 ou caroline@vaumas.com

Paroisse Saint-Joseph à Toulon Le 22 février 2024 à 09h45

Chaque jeudi, après la messe, des paroissiens se retrouvent pour un café, un temps fraternel et convivial ouvert à tous ! Un moment de rencontre et de partage La belle équipe du café propose de se retrouver chaque jeudi à l’issue de la messe de 9h dans la salle paroissiale pour prendre un café ensemble, […]

Événements à venir

Institut diocésain de formation pastorale Le 22 février 2024 à 09h00

Parcours sur deux ans « Comprends-tu vraiment ce que tu lis ? » (Ac 8, 30) Un parcours pour entrer dans la Bible de manière accompagnée, structurer sa foi avec la Parole de Dieu, acquérir des clés de lecture biblique et tirer du trésor des Écritures du miel pour sa vie spirituelle. Buts de cette […]

Dominicaines Notre-Dame de Clarté Le 22 février 2024 à 09h00

« Prêcher la beauté, c’est dire DIEU » Venez nous aider à embellir, pour le Seigneur, les jardins de Notre-Dame de Clarté Les prochaines dates – de l’année 2023 – sont : Jeudi 23 février Jeudi 16 mars Jeudi 13 avril Jeudi 11 mai Jeudi 8 juin … Merci pour votre disponibilité – Vos soeurs

Paroisse du Mourillon à Toulon Le 22 février 2024 à 09h15

Les cours ont lieu salle Jean Bart au 55 de la rue Jean Bart le mardi matin et le jeudi matin de 9h15 à 11h15. Reprise le mardi 19 septembre à 9h15. Pour tous renseignements, s’adresser à Caroline de Vaumas au 06 15 05 25 53 ou caroline@vaumas.com