Josette Lavanant, consacrée dans l’Emmanuel : « Mon chemin est simple et joyeux »

Josette Lavanant 2020
« Chaque appel est unique, chaque réponse est unique, chaque chemin est unique. Le mien est caractérisé par deux mots : simple et joyeux », résume Josette Lavanant, l’une des premières consacrées de l’Emmanuel, qui vient de fêter son jubilé de 40 ans. Arrivée à Toulon dans les années 80, elle nous parle de sa vocation bien particulière.

 

Sentir la présence de Dieu

« Fille unique de parents chrétiens non pratiquants, j’ai été baptisée, puis élevée par mes grands-parents athées, suite à la maladie de mon père. Enfant, j’ai grandi avec une présence qui m’habitait, sans pouvoir réellement la nommer. Je pensais que c’était Dieu et je lui parlais comme à un ami, en lui confiant mes joies, mes peines… Bref, je priais déjà sans le savoir.
Vers l’âge de 12 ans, j’ai pris conscience que c’était beau, et me suis dit : « Si un jour, j’ai la preuve que c’est Dieu, c’est tellement beau que je ne peux pas avoir d’autre choix que tout lui donner. » À 15 ans pourtant, j’ai commencé à douter et à me demander si j’étais folle. Personne de mon entourage n’était croyant, où était donc la vérité ?
Deux ans plus tard, j’ai fini par en parler à une professeur d’espagnol qui m’a donné l’adresse du foyer de charité de Châteauneuf-de-Galaure. Là-bas, un prêtre nous a enseigné les fondements de la foi chrétienne et j’ai enfin pu mettre des mots sur ce que je vivais intérieurement. J’ai soudain senti une libération intérieure et je n’avais plus qu’un seul désir : me donner à Dieu. Quand j’ai rencontré Marthe Robin, je lui ai parlé de cet appel. Après un temps de silence, elle m’a posé, de façon surprenante, des questions sur mes vacances. C’est seulement au moment de partir qu’elle m’a demandé : « Vous avez bien dit que le Seigneur vous appelait ? » Entre la chambre de Marthe et le foyer de charité, cette question est devenue ma réponse. C’est en me répétant la question que j’ai eu la certitude inébranlable que le Seigneur m’appelait à une vie entièrement donnée à lui, consacrée.

 

L’appel à la vie consacrée dans l’Emmanuel

Il me fallait désormais incarner cet appel : où, quand, comment ? Face à ces questions, dans la confiance, j’ai continué de vivre simplement le quotidien dans l’instant présent. Certaine que Dieu me mènerait au but. Dans cette confiance, une intuition a germé, une phrase m’habitait : « Ce sera nouveau ! ».
J’ai découvert la Communauté de l’Emmanuel à ses débuts, par une invitation. A ce moment-là, elle n’existait qu’à travers les groupes de prière sur Paris, mais ne proposait rien du côté vocationnel. Un prêtre, à qui je confiais  : « Je cherche la forme de ma vocation », m’a répondu : « Tu sais, Josette, Dieu fait du nouveau sur terre ». Belle confirmation !
Et, comme « il faut fleurir où Dieu nous a semés » (saint François de Sales), Dieu avait conduit mes pas à l’Emmanuel, alors là serait sûrement mon lieu. J’ai attendu huit ans dans la confiance que Dieu me révèle son plan. Le temps lui appartient et il est fidèle ! Effectivement, lors de la retraite de Fraternité en 1981 à Paray-le-Monial, Pierre Goursat a rassemblé les sept jeunes femmes qui lui avaient confié leur désir de donner leur vie au Seigneur. Nous nous sommes donc joyeusement « jetées à l’eau sans filet ». Les consacrées de l’Emmanuel étaient nées. Grande joie dans mon cœur, grande joie sur la terre et aux cieux sûrement ! La percée était faite. Depuis, beaucoup d’autres ont suivi. »

 


Fioretti sur une mission au cœur du monde

Formée en secrétariat de direction, Josette commence à travailler pour la CCI de Paris. En la voyant porter une croix, une collègue en quête de Dieu vient la voir. Au fil des discussions, Josette donne son témoignage et finit par l’inviter à Paray-le-Monial. Cette collègue sera elle-même saisie par Dieu et entrera comme dominicaine là-bas. Parmi ses nombreuses missions, Josette part pendant un an sur les routes avec les gens du voyage, au volant d’un camion tractant une caravane abritant le Saint-Sacrement. La découverte d’une culture qu’elle ne connaissait pas, avec une vie au jour le jour. L’expérience du détachement matériel pour une plus grande liberté en Dieu.
Alors que l’épreuve de la maladie vient la toucher, elle la prend comme une mission. « Intérieurement, je faisais l’offrande de ma vie. Vivant dans le monde, je témoignais aussi concrètement de la paix qui m’habitait, de la présence de Dieu dans l’épreuve. En m’appuyant de toutes mes forces sur la devise des consacrées : « Dieu seul suffit ». »

 

propos recueillis par Lætitia d’Hérouville

Publié le 02.02.2021.

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