Pourquoi dois-je moi aussi m’impliquer dans le synode ?

Parce que l’Église est naturellement synodale !

Le mot synode signifie, en grec (syn-odos), « chemin ensemble ». Cheminer ensemble donc, n’est- ce pas ce que l’Église fait naturellement ? Depuis 2.000 ans, depuis qu’elle a été fondée par Jésus- Christ dans la puissance de l’Esprit-Saint, elle est en marche à travers les continents, à travers les siècles, à travers des épreuves parfois pénibles, vers le Ciel, vers le Royaume de Dieu pleinement réalisé. Le Concile Vatican II, dans sa Constitution Lumen Gentium, a rappelé que l’Église est Peuple de Dieu (le Père), Corps du Christ et Temple de l’Esprit-Saint. Nous comprenons que Dieu appelle tous les hommes à faire partie de son Peuple, par la foi en Jésus-Christ et par le baptême. Il règne entre tous les membres de ce Peuple une égale dignité d’enfants de Dieu, avant toute distinction de vocation et d’état (clercs, consacrés ou laïcs), et une fraternité réelle. Tous appelés, tous convoqués (c’est ce que signifie le mot « Église » tant en grec qu’en hébreu), tous envoyés en mission pour porter l’Évangile, tous mis en marche pour avancer ensemble, nous soutenant mutuellement, nous encourageant et nous réconfortant. Quand on parle de synodalité, c’est bien cet aspect particulier de l’Église – qui n’est certes pas le seul, même si saint Jean Chrysostome affirmait que « Église et synodalité sont synonymes » – comme Peuple fraternel, pèlerin et missionnaire que l’on souligne.

Parce que le pape nous y invite !

Le Pape, successeur de Pierre, a reçu la charge de conduire l’Église : chacun de nous est une brebis du Seigneur, dans un seul troupeau, guidé par un seul Pasteur qui est le Christ lui-même, que le Pape représente. Il est donc en personne le signe et le garant de l’unité de l’Église. Et voilà précisément que ce rôle, le Pape entend le mener non pas tout seul, mais en concertation en et en communion. D’abord avec ses frères évêques (c’est le sens du « synode des évêques », instance voulue par Paul VI, qui se réunit régulièrement autour du Pape, pour débattre de question variées, théologiques, pastorales, géographiques). Ensuite, en invitant les évêques, les prêtres, à faire de même, en exerçant leur autorité – enracinée dans l’ordination sacramentelle, qu’il ne s’agit pas de remettre en cause – non pas de manière solitaire et autocratique, mais pour et avec ceux qui leur sont confiés. La synodalité, vécue concrètement, est le remède au « cléricalisme » que François dénonce souvent, et sans doute aussi, au moins en partie, aux terribles abus (sexuels ou de pouvoir) aujourd’hui largement dénoncés. Elle est, disait un cardinal, une des oeuvres majeures de son pontificat, avec la conviction que « le chemin de la synodalité est précisément celui que Dieu attend de l’Eglise au troisième millénaire » ; « la synodalité est la voie royale pour l’Église ». Faisons donc confiance à Dieu et au Pape !

Parce que c’est un signe de Dieu pour l’Église et pour notre diocèse !

Dans l’Église universelle, que de diocèses, d’ordres religieux, de mouvements ; un foisonnement de charismes, de sensibilités, d’initiatives. Le risque étant alors la dispersion et l’isolement en chapelles. La synodalité est alors un remède, un contre-poids, comme souci concret de la communion, du travailler-ensemble, du marcher-ensemble vers un même but. Dans notre diocèse, qui est lui-même, bien plus que d’autres, une Église universelle en miniature, avec une multiplicité d’origines, de charismes, de sensibilités, le risque est également celui de la multiplication des chapelles, où chacun fait de son mieux en fonction de ses objectifs, de ses capacités, mais sans grand souci d’une coordination avec les autres. L’invitation pontificale à la synodalité – couplée avec la vision que notre évêque vient de formuler pour son diocèse, et qui va dans le même sens : « une communion missionnaire à bâtir ensemble » – apparaît providentielle : prendre un temps de pause et de relecture, pour que chacun examine la manière dont il vit l’ouverture aux réalités périphériques, la communion avec les autres baptisés dans sa propre paroisse, son propre mouvement, sa propre communauté ; et enfin comment il vit la collaboration fraternelle avec les autres réalités présentes dans notre diocèse. Se poser, se découvrir, s’apprécier, évaluer ce qui existe et ce qui doit encore exister, repartir ensemble vers le même but, qui est le Royaume !

 

écrit par le père Jean-Noël DOL, vicaire général du diocèse de Fréjus-Toulon

 


 

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