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Père Antoine Coelho : « Dieu guérit par amour : il veut le bien de ses enfants » 

A l’occasion de la fête de la Toussaint, Monseigneur Dominique Rey priera auprès du Saint-Sacrement à la cathédrale de Toulon, pour tous ceux qui ont besoin de recevoir la grâce et la lumière du Christ dans leur vie. Membre de La Maison de l’Esprit Saint (ou Holy Spirit House), qui organise chaque mercredi une soirée de guérison à l’église Saint-Louis et des retraites charismatiques en France et à l’étranger, le père Antoine Coelho nous parle de la guérison.

 

– Pourquoi Dieu guérit-il ?

Si l’on parle ici de la guérison physique, je dirais que Dieu guérit notre corps par amour, car le bien de l’homme passe aussi par son corps. Il nous aime et veut le bien de ses enfants. Dans l’Evangile, nous voyons que Jésus guérit énormément de gens. De fait, tous ceux, qui viennent pour recevoir une guérison avec foi, la reçoivent. Personne ne repart sans rien. Même dans le cas des dix lépreux, dont un seul vient remercier Jésus, ils ont tous été guéris. Certains sont guéris sans même le demander comme l’infirme à la piscine de Béthesda !

 

– Y a-t-il une condition à la guérison ?

Il n’y a pas de règle, mais j’ai remarqué qu’à chaque fois, que les gens demandent leur guérison en ayant foi en l’amour de Dieu, en tant que fils ou fille de Dieu, beaucoup plus de guérisons se produisent. Il y a aussi beaucoup d’évangélisation par la guérison. Le Seigneur guérit certains pour leur faire reprendre le chemin chrétien.

 

– Pourquoi Dieu ne guérit-il pas tout le monde ?

C’est le mystère de la rencontre entre deux libertés : celle de Dieu et celle des hommes ! De temps en temps, nous assistons à la guérison de l’un, alors qu’un autre, qui souffre du même mal, et qui semble avoir autant de foi, ne la reçoit pas. Ce n’est pas parce que le Seigneur n’a pas guéri une personne qu’il ne l’aime pas, bien sûr, car Dieu aime infiniment chacun. Ce n’est pas forcément un manque de foi de la part du malade. J’ai aussi vu beaucoup de cas de personnes qui ont été guéries après avoir demandé de nombreuses fois la prière de guérison. C’était un moyen que le Seigneur avait trouvé pour faire grandir leur foi et la mettre à l’épreuve. John Wimber, par la prière de qui Dieu a guéri beaucoup de monde dans le ministère évangélique, n’a été témoin d’aucune guérison durant les 8 premiers mois de sa mission. Le Seigneur a mis sa foi à l’épreuve pour lui donner ensuite un charisme extraordinaire. Il ne faut donc pas culpabiliser !

Si nous ne sommes pas guéris, nous pouvons nous rappeler que le mystère de la « souffrance rédemptrice » fait partie de l’Evangile. Saint Paul, qui avait un extraordinaire don de guérison, n’a pourtant pas guéri Timothée, qui souffrait de « fréquents malaises » (Première épître à Timothée 5, 23). Impossible de douter du manque d’amour de saint Paul ou du manque de foi de Timothée ! Le Seigneur appelait Timothée à prendre part à cette souffrance rédemptrice !

 

– Comment exerce-t-on le charisme de guérison ?

Je l’exerce par la foi. Quand je prie pour la guérison au cours d’une assemblée, je crois qu’elle va venir. Je ne contrôle absolument pas le processus, la guérison n’est pas un pouvoir.

Que l’on soit à Solliès-Pont avec 25 personnes ou face à 1000 personnes à l’étranger, je sais que le Seigneur est présent et qu’il va agir. A Solliès-Pont, nous avons assisté à la très belle guérison d’une jeune adolescente, qui avait mal aux genoux depuis toute petite, et qui a pu s’accroupir pour la première fois sans douleur. Certains jeunes non-croyants, qui l’accompagnaient, ont été bouleversés.

A chaque fois qu’on fait des prières de guérison, on demande toujours qui a été guéri, d’où le risque du fiasco, au point de vue humain, si personne ne se manifeste. C’est une démarche de foi que de prendre des risques pour le Seigneur, croyant qu’il est fidèle et qu’il ne nous laissera pas tomber. Nous prions ainsi : « Seigneur, tu as promis que tu donnerais des guérisons ». Je pense aussi que beaucoup de fruits et de guérisons sont invisibles : ce sont souvent les plus importantes.

 

– Que va-t-il se passer vendredi 1er novembre avec Monseigneur Rey ?

Les saints sont une nuée d’intercesseurs. La Toussaint est donc un moment propice pour la guérison, car cette nuée d’intercesseurs est liturgiquement plus présente ce jour-là. D’un autre côté, je pense que les grâces de guérison seront plus abondantes du fait que notre Évêque, le Vicaire du Christ dans notre diocèse, présidera l’assemblée. Je suis sûr que quand il passera dans les allées avec le Saint-Sacrement, la présence réelle de Jésus produira entre ses mains de nombreuses guérisons. Des prêtres seront aussi disponibles pour donner le sacrement de la réconciliation. La confession est aussi une magnifique source de guérison intérieure.

 

– Qui est appelé à participer à cette soirée de guérison ?

Tout le monde ! Nous pouvons parfois penser que nous n’avons pas besoin de guérison, mais qui est sans blessures ? A partir du moment où nous sommes imparfaits, il y a certainement des choses à mettre en place intérieurement.

 

– Recevoir une guérison rend-il missionnaire ?

Il est vrai que pas mal de fois une personne guérie est appelée ensuite à donner, ne serait-ce que par le témoignage. C’est ce que j’ai vécu. Le jour de mon baptême de l’Esprit Saint, j’avais un bon nombre de blocages intérieurs, dont je n’arrivais pas à me débarrasser et qui m’ont quitté instantanément. J’ai compris ce jour-là que ce que j’avais reçu gratuitement, je devais le redonner gratuitement.

 


Trois questions pour mieux connaître le père Antoine Coelho, prêtre auxiliaire de la cathédrale de Toulon et membre de la fraternité Holy Spirit House :

 

– Comment avez-vous rencontré le Seigneur et découvert l’action de l’Esprit Saint ?

Ma conversion s’est faite progressivement entre l’âge de 16 à 18 ans. J’ai rencontré le Seigneur dans un groupe de prière auquel j’avais été invité. Ce soir-là, après avoir été touché par Jésus, j’ai été pris par une soif de prière ! Par la suite, j’ai découvert le monde charismatique et suis resté très marqué par l’exercice des charismes : dons des langues, de connaissance, de guérison et de délivrance. Pour moi, cette présence surnaturelle et palpable de Dieu me montrait que Jésus est vivant !

J’ai pensé la première fois à la prêtrise en entendant prêcher le fondateur de Cançao Nova, le père Jonas Abib, puis suis entré chez les Légionnaires du Christ où j’ai été ordonné prêtre et ai passé 20 ans de ma vie. Quand la crise a éclaté au sein de cet ordre, j’ai mis 5 ans pour comprendre que le Seigneur m’appelait ailleurs. Entre-temps le Seigneur avait remis les charismatiques sur mon chemin. C’est ainsi que lors d’une retraite, pour laquelle je prêchais, j’ai reçu le baptême de l’Esprit Saint. Il y a eu un avant et un après : à partir de ce moment-là, j’ai commencé à parler en langues et je me suis senti appelé au monde charismatique.

 

– Comment vous êtes-vous ensuite formé aux charismes ?

J’ai animé des retraites de guérison en région parisienne, mais j’ai vite compris que je n’étais pas assez formé et que j’avais besoin de faire grandir les charismes au coeur d’une communauté plus expérimentée. J’ai alors vécu deux ans et demi en Angleterre au sein de la communauté de Damian Stayne, Cor et Lumen Christi. En décembre 2016, je rentre dans le diocèse de Fréjus-Toulon avec la volonté de commencer un ministère de guérison. A ma grande surprise, un laïc anglais, me suit en France et nous commençons à animer 3 veillées de louange par semaine à Saint-Louis. Rapidement, d’autres personnes de différents pays nous rejoignent et Monseigneur Rey nous autorise à fonder le 29 août 2017 la fraternité Holy Spirit HouseLa Maison de l’Esprit Saint. Aujourd’hui, nous sommes 5 membres résidentiels et 6 membres non-résidentiels (les « missionnaires de l’Esprit Saint »).

 

– Quel est le charisme de votre fraternité ?

Nous voulons contribuer à une nouvelle effusion de l’Esprit Saint, dans l’unité des chrétiens. A l’époque du transhumanisme et où l’homme veut se connecter à l’intelligence artificielle, l’humanité a plus que jamais besoin de “se connecter” à l’Esprit de Dieu. Nous croyons qu’une nouvelle Pentecôte est nécessaire pour que l’humanité reste humaine. D’ailleurs cette nouvelle Pentecôte est mentionnée par Notre Dame dans les apparitions d’Amsterdam approuvées par l’évêque du lieu. D’un autre côté, cette Pentecôte doit se faire dans l’unité des chrétiens, puisque la première s’est produite au sein d’une Eglise unie et comme un mystère d’unité qui doit rassembler des hommes de toutes langues. Tous comprenaient les apôtres dans leur propre langue ce jour-là. Il faut que nous les chrétiens, nous apprenions à parler à nouveau la même langue dans l’Esprit.

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